
J'ai suivi une blogueuse sur les réseaux sociaux. Elle postait souvent sur les moments tendres de sa vie avec son compagnon. Comme lorsqu'il la protégeait de l'énergie frénétique de la pleine lune. Ou comment, revenant d'une chasse, il partageait avec elle la première bouchée de sa proie. Et la possessivité brute qui s'enflammait quand il se penchait pour humer son cou. Ses publications étaient audacieuses, intimes, et faisaient toujours battre mon cœur. Car, bien que le compagnon dans ses photos ne montrât jamais entièrement son visage, son aura unique et le style de ses boutons de manchette me donnaient toujours une impression tenace de familiarité. Il ressemblait étrangement à mon futur compagnon, Atlas Croix. Alors, chaque fois que je voyais ses publications, j'espérais qu'Atlas et moi partagerions des moments exactement comme ceux-là. La veille de ma cérémonie de liaison avec Atlas, la blogueuse a posté une nouvelle mise à jour. Mais cette fois, c'était un message d'adieu avec une photo: "Notre liaison de huit ans s'arrête ici. Désormais, il est sa 'compagne destinée', et je suis sa 'meilleure amie'. Ce compte ne sera plus mis à jour. Je souhaite à ma 'meilleure amie' et au compagnon qui devait être le mien une éternité baignée de clair de lune." La photo accompagnant le post montrait Atlas et moi.