Super Docteur Insensé de la Déesse
"Coquin, je vais sortir pour faire quelque chose, donc je ne peux plus m'occuper de toi. Tu peux descendre de la montagne et t'amuser. Mais si tu ne trouves pas quelqu'un qui correspond à ton Corps Inné Pure Yang en trois ans, tu es fini!"
Ce sont les derniers mots que l'ancien, qui était le professeur de Yang Luo, lui jeta avant de disparaître. Pendant ce temps, ayant maîtrisé la plupart des compétences de son maître, Yang Luo descendit de la montagne et fit son premier pas dans la civilisation pour la première fois en des années.
Avec ses compétences médicales et ses arts martiaux inégalés, il se lance dans un voyage, se liant d'amitié avec de nouveaux alliés et écrasant tous les ennemis qui se dressent sur son chemin, alors qu'il tente de résoudre sa constitution de Corps Inné Pure Yang, et de cultiver jusqu'au sommet du monde!
Shi Nian Ying Huo · Urban
Un air glacé monta de la nuit et frappa d’un coup. Les hommes pliaient leurs genoux, fumaient en frissonnant puis reprenaient leurs marches jusqu’au matin. Leurs plaintes s’étranglaient dans un commun effort ; seul frémissait en eux, de concert, le souffle heurté de leurs poitrines sèches comme la faim. Le vent promenait la tête fracassée d’un pommier au dessus de dépouilles d’enfants assassinés par la foudre. Dans l’herbe noircie d’un ancien incendie tremblaient les corps d’insatiables vers. Plus loin, à l’ombre toute récente d’une muraille où passaient les ombres d’oiseaux en vols, on distinguait le dos de tigres assoiffés ondulant dans leur sommeil. Une odeur de pourriture rampait d’innombrables charniers creusés la veille, tandis que des mains serrées par l’effroi plantaient ça et là des croix de bois mort où flottaient des bouts d’oriflammes. Un gros bœuf brun, qui recroquevillait ses pattes contre la chaleur de son ventre massif, à l’orée d’une forêt sanglée de l’or pâle de l’aube, fixait ironiquement une femme très belle qu’une blessure poissait de rouge au ventre. Nous marchions au milieu d’églises renversées. Des bourrasques nous tombaient dessus, directement des voûtes rouges du ciel ; parfois, d’un nuage lourd, surgissaient des morceaux d’étoiles, mais la pluie revenait aussitôt nous battre la face. Lorsque les jours étaient secs, nous nous enlisions dans la contemplation bizarre de l’eau stagnante au fond des trous de l’asphalte. Une puanteur noire acide se coulait mollement hors des fondrières jusqu’à nos chevilles comme des chats venimeux, que nous chassions aussitôt d’un revers de botte.