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lycan Tayleur

De toute manière, moi, je ne suis pas fête du tout. J'irai m'entraîner dans leur salle d'entraînement en attendant la fin de cette fête. Je n'aime pas tout ce qui est fête ! J'ai déjà participé à plusieurs guerres pour aider certains peuples en difficulté à cause d'un alpha qui se croit permis d'achever des meutes entières. Il est protégé grâce à un conseil de loups. Ce conseil a été créé par des prêtresses suite à la folie meurtrière des premiers lycans. Des lois ont été établies, et si un loup ou un lycan franchit la ligne, il sera automatiquement jugé à mort ! Dans ce conseil, il y a tous les alphas des meutes avec leurs bêta. Chaque alpha peut donner son avis, voire même proposer une loi, et si les autres alphas sont en accord avec lui, cela est accepté directement. Par contre, si cela est contre, c'est refusé d'office ! Dans ce milieu, il vaut mieux être ami avec tout le monde, mais aussi avoir un œil sur ses amis, car ils peuvent très vite devenir des ennemis. Ma mère est la reine du sang des lycans ! C'est la plus haute placée, sa voix est celle qui compte le plus. On va dire qu'elle a un petit privilège grâce à sa lignée, mais attention, ma mère est méfiante. Elle connaît très bien les conseils, elle sait que certains peuvent être très cruels, mais malgré cela, si les autres sont en accord pour une tuerie de meute et qu'elle est contre, elle rentre directement en guerre. Elle l'a déjà fait à plusieurs reprises.

Roi : Fils, as-tu fini ?

Tayleur : Oui, j'arrive ! Mais honnêtement, vous n'avez pas besoin de moi, je pourrais rester là à surveiller la meute, au cas où...

Roi : Personne n'attaquera, ils sont tous à la fête ! Mais tu dois venir aussi, laisse ton armure de guerrier ici, ouvre-toi au monde !

Tayleur : Hors de question ! PÈRE, ne me pousse pas à bout.

Roi : Bien ! Tu viens quand même, je n'ai pas envie de réveiller ton loup si sauvage !

Je lâche un grognement tellement puissant que les fenêtres se sont mises à trembler. Mon père sait qu'il ne doit pas me mettre à bout, mon loup est très très nerveux. Je ne leur ai pas dit, mais depuis quelque temps, mon loup devient de plus en plus féroce. Je ne dois pas les inquiéter ! Il a juste envie de tout détruire.

Reine : Eh bien, eh bien ! Mon petit loup s'énerve ! Allez, on y va.

Je prends la direction de la porte, je les laisse tous les deux dans ma chambre.

Roi : Il est sensible ?

Reine : Non, je t'ai dit de ne pas trop le chercher, son loup est de plus en plus fort. Je n'ai encore jamais ressenti ça, j'ai peur que...

Roi : Ne dis pas ça, allons-y !

Reine : Il faut bien qu'un jour nous en parlions, je n'ai pas envie de perdre mon fils !

........

Retour dans la meute croissante

Chef cuisinier : Allez ! Un peu de nerf, il faut que tout ça soit prêt. Esclave 25, tu es encore plus moche que d'habitude, dépêche-toi un peu, tu es molle, tu ne sers à rien là ! Active-toi à éplucher ces pommes de terre, tu es une incapable !

Fille du chef : Papa, laisse-moi m'occuper d'elle.

Chef cuisinier : Nelia, je te laisse la responsabilité de la déchirer si tu vois qu'elle ne bouge pas son petit cul pourri !

Nelia : Ne t'inquiète pas, père, tu as encore plein de choses à faire.

Nelia : TOI ! ESCLAVE 25...

Elle s'approche de moi avec un couteau, elle me prend la main et me fait une entaille qui part des doigts et monte jusqu'au coude. Elle me prend par les cheveux et me baisse la tête sur les épluchures des pommes de terre.

Nelia : Tu vois, ces épluchures ont plus de valeur que toi. Tu es vraiment une bonne à rien, alors dépêche-toi de finir tout ça, sinon je reviens et je m'attaque à l'autre main, puis ton visage tout sale aussi en prendra un coup.

J'ai les larmes aux yeux et j'arrive à lui dire oui. Elle prend mon visage et le frappe tellement fort contre la table que j'ai l'impression qu'elle m'a pété le nez ! Merde quoi. Je continue à éplucher toutes les pommes de terre.

Léa : Lunea, ça va ? Mais pourquoi font-ils ça ! Je les déteste, ces misérables.

Lunea : Laisse, ne t'inquiète pas, tu vas te faire réprimander si tu parles avec moi. Continue tes tâches.

Léa : Lunea, tu es vraiment mal au point !

Elle a raison, j'ai de plus en plus mal à la tête, ça devient de plus en plus intense. J'ai le nez brisé, la main ouverte en deux, j'ai des fourmillements tout le long de mes doigts, mais j'arrive à finir d'éplucher toutes les pommes de terre.

Tiens, voilà que la gouvernante arrive !

Gouvernante Dali : Bien ! D'ici une heure, la meute arrive. Allez, vous préparez, soyez présentables, bande de misérables !

Tout le monde se lève, mais moi, je continue à faire mes tâches. De toute manière, je n'ai aucune robe, rien ! Pour être présentable.

Gouvernante Dali : T'AS PAS COMPRIS, ESCLAVE 25 ?

LUNEA : Oui, j'ai bien compris, madame, mais les seuls habits que j'ai sont sur moi, je n'ai rien !

Gouvernante Dali : Viens avec moi, moche ! Tu es tellement moche et sale, je n'ai pas envie d'être réprimandée pour ta sale gueule.

Elle m'amène dans une pièce et elle me dit de choisir deux robes. Je suis choquée ! Jamais je n'ai eu le plaisir d'avoir d'autres robes. J'ai choisi deux robes qui me vont bien et qui sont à ma taille.

Gouvernante Dali : Choisis aussi deux paires de chaussures, je n'ai pas envie que tu nous fasses honte. La meute doit être présentable et parfaite. Tes pieds nus sont moches, si tu dois servir les gens, ils seront dégoûtés, écoeurés de manger dans un plateau servi par une immonde fille. Choisis et pars te changer, reviens dans la cuisine quand tu as fini. Et s'il te plaît, va te laver, tu es vraiment horrible.

Elle s'en va, me laissant là-dedans. Elle a raison ! Je suis horrible. C'est la première fois que je vais mettre des chaussures à mes pieds. J'ai trouvé des ballerines noires. Mes robes sont noires et une blanche. Au loin, je vois quelque chose qui m'attire l'œil, c'est un ensemble avec un espèce de pantalon noir et un haut noir. Mon dieu, que c'est beau. C'est les habits d'une guerrière, j'aime vraiment le style. Je prends le risque de chiper un ensemble, de toute manière, ils ne verront même pas qu'il a disparu, il y en a tellement. Je cours dans mon donjon. Et Léa est déjà là-bas, elle m'attendait.

Léa : Tiens, prends ça, c'est une potion !

Lunea : Encore ? Mais pourquoi ?

Léa : Ton loup est très faible, Lunea. Chaque coupure, chaque blessure le rend encore plus faible. Prends cette potion, bois-la, ça te donnera de l'énergie et tu éviteras les problèmes. Je t'en ferai une chaque matin pour tenir la journée. Je t'ai fait une autre potion pour accélérer ta guérison. Tiens le coup !

Lunea : Il me faudra mille vies pour te remercier, heureusement que tu es là !

Léa : Tu es mon amie !

On se prend dans les bras, ça me fait tellement chaud au cœur qu'elle soit là, qu'elle s'occupe de moi. Elle est quand même la seule personne qui s'intéresse et qui prend soin de moi. C'est ça, être une amie ? C'est s'inquiéter de l'autre, être là pour m'aider dans les bons et mauvais moments.